Discours sur les Psaumes, II

Les Discours sur les Psaumes – Enarrationes in Psalmos – sont comptés parmi les plus grands chefs-d’œuvre de saint Augustin. Tout commence par une histoire d’amour… lorsqu’Augustin, encore catéchumène, découvre chez un ami à Cassiciacum le livre des Psaumes. Il s’en éprend, en tombe amoureux : « Quels cris, mon Dieu, j’ai poussés vers vous en lisant les psaumes de David, chants de foi, accents de piété où n’entre aucune enflure d’esprit ! J’étais alors un novice dans votre authentique amour, un catéchumène en vacances dans la maison de campagne (…). Quels cris je poussais vers vous dans ces psaumes, et comme je prenais feu pour vous à leur contact ! Et je brûlais de les déclamer, si j’avais pu, à toute la terre, face aux bouffées d’orgueil du genre humain. Et d’ailleurs on les chante par toute la terre, et il n’est personne qui se soustraie à votre chaleur [Ps 18, 7] » (Confessions, IX, 4).

Volume 1 : Du psaume 1 au psaume 80
Volume 2 : Du psaume 81 au psaume 150

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 73,00

Détails

Poids967 g
Dimensions19,5 × 13,5 × 4 cm
Éditeur

Présentation

Broché

Nombre de pages

1486

ISBN

9782204083256

Date de parution

01-05-2008

On peut noter que saint Augustin commente les psaumes par les psaumes. C’est que la prière des psaumes a imprégné toute la vie de saint Augustin. Les psaumes sont très présents dans La Cité de Dieu et dans le De Trinitate. Littéralement, ils embrasent saint Augustin, et le soustraient à la froidure de la sécheresse, de la lassitude et de l’orgueil. Prier les psaumes, c’est laisser Dieu agir sur nous : ainsi l’entend saint Augustin lorsqu’il évoque « ce que fit de moi ce psaume » (Confessions, IX, 4).

« Celui qui ne lirait que cet ouvrage connaîtrait au fond toute la pensée de saint Augustin… et aurait parcouru l’ensemble de ses thèmes les plus propres… La langue en est d’une grande limpidité, d’une grande force expressive aussi, nourrie d’images et de comparaisons souvent prises de la vie quotidienne » (Jean-Louis Chrétien, dans l’Introduction à cette édition).

Comparé au Commentaire de saint Bruno, celui de saint Augustin est moins systématique. Saint Bruno fait un cours ; saint Augustin prêche, commente au fil des années, sans ordre précis (d’où le nom de Discours). Ce n’est qu’après sa mort que les différents commentaires de saint Augustin furent rassemblés en un livre. D’autre part, saint Augustin est plus éloquent, plus familier. Saint Bruno est plus régulier : chaque verset a son paragraphe.

Le Commentaire de saint Thomas d’Aquin sur les Psaumes est plus structuré, chaque partie étant décomposée puis expliquée. Il ne commente d’ailleurs que les 54 premiers psaumes.

Voir sur notre blog l’article : Les plus beaux commentaires des Psaumes.

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